Les pathologies rencontrées avec nos résidants sont, depuis quelques années, de plus en plus complexes. Outre leur handicap mental, ils présentent pour 60 % d’entre-eux des troubles mentaux et des problèmes physiques surajoutés dans 50% comme : épilepsie, diabète…
Notre service psycho-médical, organisé par Pascal Baudour, s’est donc au cours du temps modifié. Il est actuellement composé de personnes ayant des compétences différentes afin de répondre au mieux aux besoins de nos résidants. Notre objectif est d’offrir un service cohérent à la personne à handicap.
Sur le plan médical, l’objectif principal reste toujours la prise en charge optimale de chacun des résidants dont nous avons la responsabilité. Celle-ci se veut globale, complète, préventive (poids, tension ….), à l’écoute du résidant, de ses accompagnants, des professionnels médicaux… afin de pouvoir mettre en évidence plus rapidement l’une ou l’autre pathologie aussi bénigne soit elle afin qu’elle soit prise en charge le plus rapidement possible.
Le suivi médical se veut global et est donc à la charge totale soit des responsables légaux, soit de l’institution, ce qui nous évite les suivis morcelés et compliqués à comprendre par nos résidants.
Le suivi médical courant est assumé, de façon pertinente et efficace par les Dr Duchâteau et Kalyon, notre médecin coordinateur. Nous les contactons « à la demande » en fonction des plaintes de nos résidants, des observations de l’équipe, de la famille…. Nous faisons régulièrement appel à des professionnels ayant des compétences particulières : neuros, psychiatriques, gynécologue, dentistes, cardiologues….

Une infirmière, Véronique Urbain et une aide-soignante, Gaëlle Coquel, sont attachées à La Maisonnée depuis le mois d’octobre 2010. Elles assurent un suivi continu des soins demandés par les différents médecins consultés, préparent les médications… Le poste qu’elles occupent est un poste clé, elles sont en contact tant avec les résidants, qu’avec l’équipe éducative et l’équipe médicale. Afin que l’information circule de la façon la plus efficace possible entre les différents services pour le bien être de chacun, la communication doit être efficiente tant de leur part que celle des intervenants.
Les visites médicales plus spécialisées sont programmées à l’année et reprennent les différents médecins spécialistes que les résidants doivent rencontrer ; c’est Julie Paul, éducatrice médicale, qui en a la responsabilité. Ce travail est, à notre connaissance, une première ! Ceci implique différentes démarches centrées sur le résidant, pouvant inclure s’il le souhaite son conjoint.
Tout commence par la prise du rendez-vous, puis, l’information au résidant de la visite et du déroulement de celle-ci, la réassurance de la personne face à des examens qui peuvent être douloureux, inconnus…. Ceci peut impliquer des démarches concrètes comme accompagner la personne pour se brosser les dents… ou se faire de façon pluridisciplinaire suivant le spécialiste à rencontrer. Lors de la visite, l’objectif est d’assurer l’accompagnement du résidant chez le médecin et de veiller à ce qu’il comprenne ce qui se dit. Une fois celle-ci terminée, nous reformulons ensemble ce qui s’est dit ou expliquons ce qui n’a pas été compris. De retour à l’institution, le compte-rendu du rendez-vous est communiqué aux parents/tuteurs et aux différents responsables de la personne. Son dossier est ensuite mis en ordre.


Deux kinés, Bernard Dodeur et Rachel Denis, prennent également en charge nos résidants en répondant aux besoins de ceux-ci sur le plan moteur, en fonction des demandes des différents spécialistes. Ce travail s’est intensifié ces dernières années et se diversifie aussi. Un projet de travail en piscine pour plusieurs de nos pensionnaires est en cours d’élaboration.
Les besoins émotionnels sont aussi pris en compte; un travail sur et par le non verbal peut aider à améliorer l'ouverture aux autres.





Plusiers de nos personnes bénéficient d’activités équestres que ce soit avec Sylvie Jacqmain, asinothérapeute, ou avec Fabienne Borré hippothérapeute.
Un des objectifs de l’institution est de permettre à la personne à handicap qu’elle soit et se sente chez elle. Il apparaît chez certains de nos résidants des moments de mal – être, de maladie ou simplement de vieillissement qui engendrent une prise en charge différente par le personnel éducatif et soignant. Il implique alors de façon prioritaire la mise en place d’autres rythmes et rituels, p.ex. : levers plus tardifs, nursing et repas adaptés, siestes, mobilisation, surveillance active la nuit, écoute active et passive…., afin de répondre aux besoins de base de nos résidants et de leur offrir une qualité de vie.

En août 2010, nous avons créé un atelier « à s’naize » dont Barbara Ducobu a la responsabilité. Ce petit groupe composé actuellement de 3 résidants, vise comme son nom l’indique, en langage wallon, à un lever à son aise… en effet, nos résidants sont par définition confrontés à la vie communautaire où tout doit se dérouler harmonieusement mais rapidement.
Les résidants concernés sont levés en douceur et font l’objet d’une attention plus particulière ex : bain relaxant aux huiles essentielles, brushing, déjeuner au calme… tout est mis en place pour commencer « idéalement » la journée et se rendre au travail en « décalé ».
De plus, leur besoin de sécurité est pleinement rencontré, c’est la même éducatrice qui est présente tous les matins et qui procède de la même façon, ce qui est rassurant pour les résidants.



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Le service psycho-médical